Summertime /3
Le Summertime, c'est un petit jeu très simple initié par le-Mulot-qui-bricole :
Chaque week end associer un cliché à une oeuvre d'oeuvre d'art
Pour connaître les autres "participeintres" c'est ICI
:-:-:-:
C'est le temps du repos, celui que l'on s'octroie sans arrière pensée avec justement l'idée de ne rien faire...
ou si peu, si l'on peut !
"La chaise longue rouge" (huile sur toile)
FREGOSI, artiste peintre figuratif et contemporain - né à Marseille.
Mais...
c'est aussi le moment de refermer doucement les portes du blog,

Profitez de l' Eté
et
Bonnes vacances à tous !
Soupçon d 'adrénaline
Se prendre un instant pour Lara Croft,
et se faire appeler Anita (Ekberg ?) en se baignant dans une eau beaucoup plus fraîche que la fontaine de Trévi,
cela méritait bien un petit scrap pour mémoriser l'évènement... Vous ne croyez pas ?
Souvenir rando "aux trois cascades" de Raiatea.
Végétation luxuriante, forêts de bambous, passages en cordée et baignade dans la dernière et la plus impressionnante chute (50 m de haut).
et pourtant il y avait anguille (aux yeux bleus) sous roche !
A faire absolument avec un guide, de préférence féru de botanique.
Summer time et parallèle
S'il est vrai que le tatouage de nos jours est un peu plus considéré comme une parure,
dans son Histoire Maori il était symbole de spiritualité ou de représentation de statut social.
( Marquisien - Aquarelle et encre de chine)
Pour les Maoris le tatouage Moko est un symbole fort d’identification, il s’agit d’une véritable carte d’identité très codifiée qui révèle le rang social, la force et la virilité, l’autorité et le pouvoir du porteur.
Les tatouages servaient également à marquer certains événements importants de leur vie personnelle. En quelque sorte, les prémices d'une écriture.
Nous savons (d'après les sources de Wikipédia) que "L’écriture est un système de représentation graphique d’une langue au moyen de signes inscrits ou dessinés sur un support, et qui permet l'échange d'informations sans le support de la voix."
Je n'ai pu m'empêcher de faire le parallèle avec une oeuvre de Jaume PLENSA (sculpteur contemporain, né à Barcelone)
la statue Nomade
Une oeuvre gigantesque (8m de haut) de forme et de volume dans laquelle il intègre des lettres, des phrases ou des poésies.
"Le corps, en définitive, est une carte géographique sur laquelle nous écrivons, en tatouant des mots de façon permanente avec de l'encre transparente, et ces mots laisseront sur la peau toute l'information de nos expériences"
On peut admirer dans la même trempe ses sitting tatoos à Nice - place Massena - des grands hommes qui s'illuminent la nuit venue de différentes couleurs. Pour plus d'info, c'est ICI !
Une expédition que je me réserve pour dans quelques semaines... une escapade estivale attendue !
D'autres parallèles, d'autres Summer time à découvrir? C'est ICI Sur un Blog perché, ou ICI chez Marie le Mulot
les instigatrices de nos délires.
Another Summer Time
C'est un cliché pris sur le temps présent ...
et la rencontre parallèle avec une illustration d'un peintre aquarelliste que j'adore...
Titi Bécaud
Ce graphisme est tiré d'un livre pour enfant "Un autre jour à Bora Bora", écrit et illustré par le peintre. Un petit chef d'oeuvre de finesse dans le trait et dans la délicatesse des couleurs.
C'est l'histoire d'un petit crabe terrestre, qui vit en bord de plage comme ceux que l'on rencontre partout en polynésie. Facétieux et chapardeur, nous invite à le suivre dans son aventure (Editions Le Motu - Papeete/Tahiti) .
Depuis ses premières oeuvres exposées à St Tropez, à l'époque dans les années 70, j'étais déjà fan de Titi Bécaud, de ses aquarelles douces cerclées à l'encre de chine...
Elle (parcequ'elle est femme ) a depuis fait son chemin et a choisi dans sa vie de partir sur son voilier, parcourir les plus beaux endroits de la planète sans cesser de faire vibrer ses pinceaux. Jusqu'au jour ou, elle décide de jeter l'ancre et s'établir dans le plus beau lagon du monde qu'est BORA BORA.
J'ai retrouvé avec plaisir l'ensemble de ses oeuvres sur cette île. Force de constater qu'elles avaient gagné en lumière et douceur.... la reconnaissance aussi de son talent quand on lui propose d'éditer un timbre postal pour "l'Année de la Femme"
Pour ma part, j'ai sur les murs de ma maison un peu d'elle, comme une part de soleil qui m'enchante et me fait voyager.
Voilà ma chère Ramage ma contribution un peu détournée ( le petit Mulot ne m'en voudra pas) pour le challenge du lundi,
sans t'assurer toutefois ma fidélité à le relever durant toute la période estivale.
Sweet home
S'il apparaît de grande précarité par sa composition, majoritaire faite à base de végétaux,
le fare est l'habitat traditionnel le plus symbolique de la Polynésie.
Il reste à ce jour en continuelle recherche d'une tradition sans cesse réinventée.
Il peut être carré, rond, ovale. Se situer les pieds dans le sable aux bords des plages ou des lagunes. Les pieds dans l'eau sur pilotis ou suspendu à flanc de colline. De condition modeste ou doté du confort suprême pour hôtels grand luxe, il a ce je ne sais quoi d'un rêve d'enfant pour sa cabane de Robinson.
Je les ai TOUS essayés avec leur charme fou !
Échangerais sans condition grande maison (et ses corvées) contre joli faré sur le lagon.
Allez bon week end à vous les gens !
J'ai envie de ...
Tous les vendredis Dame Esperluette nous invite à décliner nos envies..
Mais voilà, mes envies à moi arrivent sans prévenir.
Et justement en ce lundi, alors que la température extérieure monte... monte...( allons nous atteindre les 40° ? ) j'ai une envie folle d'un smoothie à l'ananas. Un truc énorme, bien frais et bien mousseux à vous laisser des moustaches.
Un smoothie de Mooréa !
C'est un délice indescriptible de goût, de sucré, de fruité !
L'ananas est cultivé sur l'île favorisée pour la qualité de ses sols et son ensoleillement.
Depuis la vallée de Paopao, on devine sur le flanc de la colline en face, tout à droite, un champ de culture d'ananas.
Une vallée fertile de culture d'ananas mais aussi de papayes, bananiers entourée de forêt d'acajous et de falcata.
L'ananas est de culture facile : on ne lui connaît pas de prédateur, ni de maladie. Il est cueilli à maturité, d'où son goût sucré et doux. En Polynésie on dit "acheter un tas" d'ananas : un petit paquet ficelé... il s'en consomme énormément. Sa culture est tellement productive qu'une usine d'embouteillage (extraction de jus) est implantée sur l'île.
Je vous en parle... et j'en ai de plus en plus soif d'envie !!!
Pour oublier mon obsession, je vous montre une particularité de Mooréa...
c'est le Mont Mouaputa (830m), dite la "montagne percée" attaché à une légende : le dieu Pai aurait décoché une flèche depuis l'île de Tahiti (l'île en face) pour sauver l'île du dieu des Voleurs, Hiro. En perçant la montagne de sa flèche les volatiles dérangés auraient fait un tel vacarme qu'Hiro apeuré, en aurait pris la fuite...
Le voyez-vous le trou percé ? sinon un petit clic sur la photo pour agrandir
et comme mon imagination galope... j'y vois aussi un visage tourné vers le ciel.
bon ... et si j'allais à la plage me rafraîchir ???
Trésors d'archipels
Un trésor est un bien précieux, mais n'a de valeur que celle que vous lui accorderez.
Il peut être celui là...
où au fond d'un couloir corallien. L' autre richesse...
c'est la faune aquatique multicolore et variée dans une eau cristalline et chaude.
(On aperçoit à l'horizon l'île de Bora Bora et les petites nuances de bleu-fluo dans l'eau : ce sont des milliers de bénitiers, une splendeur !)
Il suffit d'un masque et d'un tuba pour apprécier...
le must, c'est le garde du corps fourni avec ! ... balaise le lascar
car les rencontres peuvent devenir inquiétantes...
mais sont parait-il inoffensives !
(requin à pointe noire et raie manta)
On file sur l'eau, Marlon (Brando ?) veut nous faire découvrir l'OR NOIR ...
celui de Taha'a : l'île embaume la Vanille
Ici elle est chouchoutée, cueillie à la main, séchée au soleil, massée à la main à 6 reprises pour délivrer enfin son arôme. La main d'oeuvre se fait rare... le prix lui devenu exorbitant, mais quel joyau !
(vous avez sans doute aperçu cette Grande Dame dans l'Echappée belle diffusée sur la 5, ce week end)
un pied de vanille magnifique et... vous ai-je déjà dit que j'avais un garde du corps ?
Enfin dans le trio magique des trésors, une reine de beauté c'est la perle noire...
Une ferme perlière ça ressemble à çà ! Posée sur le lagon dans une eau la plus limpide possible, sans remous, ni circulation nautique, c'est un lieu de culture bien aidé par la main de l'homme.
C'est jour de chance pour nous aujourd'hui, c'est un jour de greffe...
Au forceps, la rencontre d'un nucléus et d'une huître donnera naissance dans 18 mois d'immersion et multiples contrôles, à une perle de nacre très convoitée aux reflets d'orient les plus subtils.
Le chapelet d'huîtres greffées est ainsi immergé dans l'eau, suspendu dans les eaux claires.
La perle noire n'aura bientôt de noir que son nom. Les goûts et les techniques évoluent, c'est ainsi que l'on croise à présent des perles de couleurs grise, verte, bronze, dorée, rose, ou aubergine.
A mon idylle platonique d'avec mon garde du corps , j'ai préféré une valeur sûre, plus vénale..
Si j'ai craqué pour une perle ? ou deux...
Comment avez-vous deviné ?
Remplir son panier
Pendant que l'Homme s'envoie en l'air au dessus du lagon...
Je file vers des plaisirs plus terre à terre, un Papeete authentique... le marché municipal !
Centre névralgique de la ville, il est pourtant le coeur vivant du quotidien des polynésiens.
Une rencontre vivifiante, colorée et odorante.
Ici, je vais croiser le bazar à touristes des vendeurs venus de tous les archipels...
admirer un extraordinaire choix de vannerie (chapeaux et paniers )...
avec des "mama's" à l'ouvrage... faire le plein de nacres, de coquillages, de monoï et de paréos.
Le "temple du ventre", abrité sous sa bâtisse métallique, réunit aussi les multiples maraîchers et pêcheurs environnants...
des tonnes de fruits...
des poissons bleus (perroquets) du lagon ou les sacs de coco,
Bigre, mènerait-il une double vie... l'Homme ?
Curieusement au milieu de ces stands savamment rangés, il règne une atmosphère calme et sereine, pas de vente à la criée ou de conversations bruyantes... on écoute presque religieusement le son du ukulélé...
un orchestre de fortune s'est improvisé au beau milieu, entamant musiques et chants traditionnaux.
Dépaysement total dans cette ambiance bon enfant !
A l'extérieur du marché ce sont les fleuristes et horticulteurs qui y sont installés...
vanille, oiseaux du paradis, gerbes d'ophui...
Autour du marché la ville s'anime de multiples échoppes, formidables bazars hétéroclites aux noms asiatiques.
On retrouvera en coin de rue, de nouveau un orchestre de fortune... des papies pour la plupart, le plaisir de faire un "boeuf"
instruments de fortune vous disais-je !
On y reviendra bien plus tard, mais sur la place Vaiete, à la tombée de la nuit pour dîner "à la roulotte" quand les marchands ambulants se seront installés, déguster poisson cru, grillades, brochettes et chaomen.
Un rendez vous incontournable (sauf que nous, nous avons craqué... pour des crêpes !)
Loin du calme des îles de l'archipel, certains vous diront que Papeete est une ville impossible à vivre pour sa circulation dense. Mais elle reste une ville conviviale et animée, où il fait bon déambuler le long du boulevard sur la promenade du front de mer, dans ses rues marchandes avoisinant la place du marché, ou sous les ombrages des samanea.
Mon 2ème grand coup de coeur !
Tifaïfaï de Tahiti
Le Tifaïfaï est comme pour le patchork pour les Anglo-Saxon ou le boutis pour la Provence :
un artisanat traditionnel d'une grande dimension artistique.
Sitôt débarquée sur l'île, mon amie de Tahiti m'informe qu'un grand salon annuel se tient présent à la mairie de Papeete. Connaissant mon penchant pour la confection et les textiles, elle sait d'avance que cette visite innopinée me fera plaisir.
Dans ce magnifique lieu que je découvre par la même occasion, est exposée pour la circonstance une collection privée rassemblée, offrant une variété indiscutable.
Le Tifaïfaï est un tissu décoré en couleurs opposées négatif/positif ou en mosaïque traduisant une histoire, une sensibilité artistique, appliquées le plus souvent à la main. C'est un artisanat pratiqué collectivement par les femmes.
Il existe des codes graphiques représentant "l'éventail", ou la "feuille de uru" (arbre à pain commun aux îles), ou la "couronne royale", "fleur d'hibiscus " ou "tiare"... des repères très polynésiens.
une "mama" très fière de nous montrer son travail
on papote, on admire la cohésion des couleurs, le temps consacré en heures, en années pour certains...
en passant la jolie tahitienne semble captiver le regard du photographe... hum hum !
Sous la varangue du balcon d'extérieur, les ateliers en direct...
Un bien joli salon qui vous plonge directement dans la culture traditionnelle et vous fait d'emblée mieux la comprendre.
On peut dire que le Tifaïfaï est l'ancêtre du paréo.
et tout cela dans un cadre exceptionnel !
et puis, vous savez quoi ?
Ben oui, évidemment ... j'ai craqué !!!
pour un Tifaïfaï aux couleurs explosives bleu-pacifique et feuilles de "uru" couleur chocolat, (celui-ci est moins onéreux car il est de fabrication mécanique, moins fragile d'entretien aussi). Il est parfait en couverture d'été et sied à merveille dans cette chambre.
Une façon de prolonger le voyage en sorte,
Le Tifaïfaï ça le fait !
Par la Côte Est à Tahiti Nui
Sur cette île volcanique, la route serpente au bord du récif avec une succession de montées, de pointes et de descentes laissant apparaître ça et là aux détours, des criques, des plages et la surprise du panorama.
A la pointe du Tahara'a, on peut admirer la vue sur la rade et le lagon de Papeete
tout au loin en ombre chinoise l'île de Moorea
S'il fallait à Cook une semaine à pied et en pirogue pour boucler le tour de l'île, une journée à présent sera largement nécessaire pour admirer sa beauté sauvage en s'arrêtant ici et là.
Un peu plus loin dans la baie de Mahina où débarquèrent la plupart des explorateurs, un joli phare de type colonial, érigé en 1867, dans une magnifique cocoteraie, domine la pointe de l'île.
La pointe de la baie appelée " pointe de Vénus " est le rendez-vous très prisé des Tahitiens le week end. C'est aussi le départ des nombreuses va'as - courses de pirogues- pour son accès facile.
Elle se distingue par sa plage de sable noir volcanique aux innombrables paillettes de micas qui la font briller au soleil.
Nous poursuivons notre route rocheuse...
pour découvrir d'autres plages plus sauvages encore...
nous rafraîchir près des cascades ...
où nous perdre dans la forêt de "mapé" (arbres indigènes) et fougères arborescentes...
pour nous sentir si petits !
Nous continuons notre route pour aller rejoindre celle de la glisse et des grands sites de surf mondialement connus, comme ceux de Teahupoo, retrouver la côte ouest et Tahiti Iti. La pause déjeuner se fera ici avant de boucler la boucle.
Un très fort contraste géologique entre la côte Est et Ouest de Tahiti,
et de constater que les îles ne sont pas simplement sable blanc et coraux mais aussi dotées d'une belle nature verdoyante et de sentiers de randonnées superbes qui vous donnent des ailes.












































































































